On sort de l’hypnose comme on sort d’un film
On sort de l’hypnose comme on sort d’un film absorbant.
L’attention revient simplement au monde. Les lumières de la salle, les voisins, le bruit, le siège sous soi : tout ça réoccupe le champ. Il n’y a pas de serrure. Pas de mot secret obligatoire. Pas de « piège » dont on ne pourrait pas s’extraire.
L’image du réveil magique vient des films. Dans la vraie salle, c’est plus simple. Un bon hypnotiseur referme l’expérience proprement : on élargit à nouveau le focus, on rappelle le corps, on rend la personne à elle-même. Tout le monde cligne des yeux, sourit, regarde le public. Ils étaient là pendant tout le tour. Ils reviennent juste au premier plan.
Vous connaissez déjà cette bascule. Après un bon match, un chapitre qu’on n’a pas vu passer, une conversation qui a duré trop longtemps : on était dedans, on n’y est plus. L’hypnose de spectacle joue sur le même levier. On n’éteint personne. On absorbe quelqu’un, puis on le rend au monde.
Et si on « reste coincé » ? En pratique, non. Une personne peut mettre quelques secondes de plus à se recaler, surtout si elle était très dedans. Elle n’est pas prisonnière. Elle est juste encore un peu dans le film. On l’accompagne, on parle normalement, on la ramène. C’est le boulot. Ce n’est pas un rite.
C’est aussi pour ça que le cadre compte. Humour, clarté, respect. On ouvre l’expérience. On la ferme. Chacun repart ancré, souvent un peu étonné, parfois un peu flottant — comme après un bon film, justement.
Envie de le vivre plutôt que de le lire ?
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Mika l’hypnotiseur.